LCA - Pour quel devenir?

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La finance islamique en Algérie

Pour quel devenir?

Par:  Réda Hadi

La finance islamique en Algérie bien qu’elle ait réussi à se frayer un certain chemin de par le monde, n’en demeure  pas moins en devenir dans notre pays, où malgré l’absence de cadre juridique, elle existe depuis une vingtaine d’année.

Lors du Forum Algérien de la finance islamique organisée  hier à l’hôtel EL Aurassi, les intervenants ont insisté sur le fait que la finance islamique prêche par manque de communication. Beaucoup de gens se font une idée imaginaire  ce type de finance, l ‘assimilant automatiquement à des prêts bancaires à taux zéro. Ce qui est en total contradiction avec les règles et préceptes de ce type de finance.

A titre indicatif, la finance islamique «pesait» en 2014 1000 milliards de dollars et représentait 1% du flux financier mondial. Si certains pays ont vite compris l’aubaine, elle n’en demeure pas  moins considérée que comme une forte opportunité. Certains  pays occidentaux semble montré un certain intérêt et d’autres l’ont complètement cadrée dans des règles juridique et adaptées aux besoins de leurs Etats. C’est le cas de la grande Bretagne et du Luxembourg, qui l ‘ont intégrée dans leur système monétaire et fiscale.

Les orateurs de ce forum ont mis en évidence les règles qui conditionnent la finance islamique, tout en mettant en avant les difficultés d’une harmonisation tant au niveau régional ou local, qu’international. En effet, pour la finance islamique qu’importe le prix en aval, ce qui importe le plus c’est la concordance de la transaction avec la Charia.

Et c’est là où le bât blesse, car la finance islamique doit être adaptée aux différents courants et, dogmes religieux de chaque pays.

En Algérie, la finance islamique existe depuis une vingtaine d’année mais sans contour juridique surtout. Pourtant tous, les participants à ce forum se sont accordé à dire que ce type de finance peut  aider à résorber une certaine partie de l’épargne de l’informel. L’adéquation finance islamique finance traditionnelle peut-elle être compatible en Algérie, qui n’ est régi dans l’immédiat que par des règles économique  dites « civiles» adaptées d’un code des marché Allemand.

Tous ont été unanimes à dire que le succès de la finance islamique en Algérie passe obligatoire par une législation approuvée par une autorité cultuelle. Qu’elle soit locale ou internationale

Confrontée à ses propres contradictions, la finance islamique en Algérie ne peut réussir que si elle est intégrée dans le système  financier actuel.

La finance islamique en somme est un marché hétérogène, avec ses propres produits financiers, ses propres règles prudentielles, mais aussi ses propres risques.

Lu 1918 fois Dernière modification le mercredi, 01 mars 2017 15:44

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